16 mars 2012

La planète au pillage

de Fairfield Osborn

 

 

Cet essai pionnier analysait dès 1949 la notion de développement et alertait l'humanité sur les risques d'épuisement de la nature. Une préface importante de Pierre Rabhi vient éclairer cette réédition.


Né en 1 857 à Fairfield, dans le Connecticut, Henry Fairfield Osborn est un paléontologiste, spécialiste des mammifères fossiles. Créateur, conservateur, puis conservateur honoraire du département de paléontologie des vertébrés à l'American Museum of Natural History de New York, il dirigea la New York Zoological Society et présida notamment l'American Association for the Advancement of Science.

 

Sa présentation du livre est prémonitoire :

« L’humanité risque de consommer sa ruine par sa lutte incessante et universelle contre la nature plus que par n’importe quelles guerres » et la dédicace parfaite, « à tous ceux que l’avenir inquiète ». Juste après Hiroshima, il est quasiment le premier à prendre conscience d’une catastrophe écologique en marche.

Il ne pouvait avoir l’idée du pic pétrolier et du réchauffement climatique, il consacre donc surtout son analyse à l’appauvrissement des sols. Mais certaines de ces analyses ont été reprises de multiples fois, par exemple : « Aujourd’hui les villes en ruine de l’Ancien empire maya témoignent avec éloquence que jadis il y a eu là les centres d’une population nombreuse et florissante. Cet épisode des Mayas nous apparaît comme un avertissement, auquel par malheur personne ne prend garde ».

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